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dimanche 10 avril 2016

Théorie Lavoisienne de la valeur appliquée au non-deal Bouygues-Orange

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », cette aphorisme attribué à Lavoisier s’applique-t-il à la valeur ? Le journal « Les Échos » ne semble pas le penser puisqu’il titrait ce mardi 5 avril 2016 « Télécoms : plus de 10 milliards partis en fumée en Bourse ». Ceci faisait référence à la baisse de cotation des actions des quatre opérateurs téléphoniques après l’annonce de l’abandon des négociations entre Orange et Bouygues. Les négociations étaient en cours pour repasser de quatre à trois opérateurs téléphoniques. Le principe général était un partage de Bouygues entre les trois opérateurs restants (pour garder un équilibre entre les trois). En pratique, c’est Orange qui devait réaliser l’opération de rachat puis vendre des parties à ses concurrents. Les marchés financiers devaient voir sous un bon œil ce rachat puisqu’ils ont fortement diminué la valorisation boursière des quatre opérateurs après l’échec de l’opération. Pour autant, regarder uniquement les capitalisations boursières de quatre opérateurs téléphoniques peut s'avérer un peu léger pour dire que de la valeur est partie en fumée. Est-ce vraiment de la valeur qui a disparu ? A-t-elle vraiment disparu où a-t-elle été transférée ? Qui seraient alors les bénéficiaires et les perdants du transfert ? Posons-nous deux minutes et tentons de raisonner calmement.

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lundi 2 novembre 2015

Le rachat de Newen et la confusion entre service public et actionnariat public

Après l'annonce du rachat de la société de production Newen par TF1, de nombreuses voix se sont élevées pour condamner cette acquisition, notamment du côté de France Télévision. En particulier, parmi les arguments présentés, le fait que France Télévision est un groupe audiovisuel public, financé par la redevance, est revenu assez fréquemment. Cet argument est assez troublant car il est difficile de voir le lien direct entre le fait que France Télévision est un groupe public et le problème du rachat par un de ses concurrents privés d’une société de production privée. Les anciens actionnaires privés de Newen étaient-ils plus légitimes à recevoir les dividendes de contrats passés avec la chaine publique (financés par la redevance) que ne le sont ses nouveaux actionnaires, tout autant privés : ceux de TF1 ?

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