Parlons éco

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dimanche 10 avril 2016

Théorie Lavoisienne de la valeur appliquée au non-deal Bouygues-Orange

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », cette aphorisme attribué à Lavoisier s’applique-t-il à la valeur ? Le journal « Les Échos » ne semble pas le penser puisqu’il titrait ce mardi 5 avril 2016 « Télécoms : plus de 10 milliards partis en fumée en Bourse ». Ceci faisait référence à la baisse de cotation des actions des quatre opérateurs téléphoniques après l’annonce de l’abandon des négociations entre Orange et Bouygues. Les négociations étaient en cours pour repasser de quatre à trois opérateurs téléphoniques. Le principe général était un partage de Bouygues entre les trois opérateurs restants (pour garder un équilibre entre les trois). En pratique, c’est Orange qui devait réaliser l’opération de rachat puis vendre des parties à ses concurrents. Les marchés financiers devaient voir sous un bon œil ce rachat puisqu’ils ont fortement diminué la valorisation boursière des quatre opérateurs après l’échec de l’opération. Pour autant, regarder uniquement les capitalisations boursières de quatre opérateurs téléphoniques peut s'avérer un peu léger pour dire que de la valeur est partie en fumée. Est-ce vraiment de la valeur qui a disparu ? A-t-elle vraiment disparu où a-t-elle été transférée ? Qui seraient alors les bénéficiaires et les perdants du transfert ? Posons-nous deux minutes et tentons de raisonner calmement.

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mardi 12 janvier 2016

La crise des subprimes 101

Après Margin call il y a quelques années, l'occasion nous est donné de voir un nouveau très bon film sur le monde de la finance et la crise des subprimes, à savoir The big short. Si le premier était un huis-clos sur les us et coutumes d'une banque en période de crise, le second se veut beaucoup plus général et didactique. Il est tiré du livre du même nom qui est une enquête sur des traders qui ont su anticiper l’éclatement de la bulle immobilière. Les styles sont également totalement opposés : lent et intimiste pour le premier, avec un accent particulier sur les dilemmes (a)moraux des personnages ; rapide et show off pour le second, avec des scènes de fiction entrecoupées de cours de mise à niveau technique (même si certaines ficelles peuvent paraître trop grosse au début, on finit par se laisser entraîner dans le rythme). Pour ceux qui ne veulent pas aller voir ce film mais veulent mieux comprendre la crise comme pour ceux qui en reviennent et veulent quelques clarifications, je propose une petite histoire rapide de la crise des subprimes. Cela peut aussi tenter ceux qui comptent aller voir le film et veulent être au point pour être sûr de bien suivre. Que ceux-ci se rassurent, il n'y a rien à spoiler dans ce film. The big short, c'est comme Titanic, tout le monde connait la fin avant d’aller le voir : le Special Purpose Vehicle coule à la fin.

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